Une effroyable tragédie

Publié le par romaric

La Côte d'Ivoire a été, la veille, frappée par une nouvelle bouleversante. Un autobus de la Sotra, société de transport d'Abidjan, avec à son bord plusieurs dizaines de personnes, termina sa chute dans les eaux de la lagune Ébrié. Cet autobus qui assurait la liaison Vridi-Adjamé se trouvait sur le pont Félix Houphouêt Boigny lorsque le drame eut lieu.

 

Selon certaines personnes, Le conducteur du bus perdit le contrôle du véhicule après une crevaison de pneu et tenta vainement d'éviter d'autres voitures venant en sens inverse. Mais l'un des responsables de la Sotra dément cette version. Il soutient que le bus n'avait subi aucune crevaison et que des véhicules stationnés sur la voie ont été à l'origine du drame. L'autobus sorti de l'eau ne semblait présenter aucune crevaison de pneu ce qui confirmerait ces propos.

 

Une fois avertis de la catastrophe, le président de la république, suivi quelques minutes plus tard du premier ministre se sont rendus sur les lieux du sinistre et ont tenu juste après plusieurs réunions au cours desquelles des décisions ont été prises quant à la meilleure manière pour les parents des victimes, le gouvernement et la population abidjanaise  d'affronter cette crise.

 

Les sapeurs-pompiers déployés en masse et appuyés par les unités de la Marine nationale ainsi que par l'Onuci et la Force Licorne s'activaient fiévreusement sur les lieux du drame. Plusieurs dizaines de corps sans vie avaient été repêchés de l'eau. Malheureusement, le nombre de survivants, neuf au total, était insignifiant par rapport à celui des disparus, pour un autobus le 19, en général bondé.

 

Le désespoir des parents des victimes faisait peine à voir. Certains d'entre eux, en larmes, tentaient sans y parvenir d'ailleurs de joindre leurs proches, partis plus tôt effectuer des courses. Ceux-ci empruntaient habituellement le bus n*19. Un agent appelé pour aider au repêchage des corps reconnut le corps sans vie de sa femme et s'effondra en larmes. Quelques minutes plus tard, un jeune homme essaya de se suicider lorsqu'il vit, horrifié le corps de sa mère gisant  sans vie. Il fallu l'intervention des forces républicaines pour l'empêcher de mettre à exécution cette idée. Plus tard, ils furent obligés de le remettre à la Croix-Rouge, le jeune en état de choc n'arrivait plus à contrôler ses réactions.

 

De nombreux abidjanais avaient convergé vers le pont Félix-Houphouët Boigny pour assister au repêchage des noyés et du bus. D'importants moyens matériels avaient été mis à la disposition des sauveteurs pour accomplir leur mission, une mission qui consistait désormais à rechercher des cadavres dans un univers marin hostile.

 

Ce drame, l'un des plus importants en la circonstance indigna la nation tout entière. Un deuil national de 3 jours fut décrété à la mémoire des disparus tandis que les recherches se poursuivaient pour retrouver d'autres corps.                          

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